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Super Mario Run : nous avons testé le premier jeu mobile de Nintendo

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Après un premier pas sur le mobile avec Miitomo, Nintendo se décide enfin à lancer son premier jeu à licence sur nos smartphones et tablettes. Disponible dans quelques jours, Super Mario Run est, comme son nom l’indique, un runner-game dans l’univers du plombier moustachu, mais vaut-il réellement les 10 euros demandés pour sa version complète ?

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Le premier véritable jeu de Nintendo sur mobiles s’appelle Super Mario Run et s’est montré presque aussi excitant que son prix était effrayant lorsqu’il a été présenté aux côtés de l’iPhone 7. Même créé par Nintendo, un runner peut-il valoir 10 euros ? Bien que le jeu ne sortira pas avant 2017 sur Android, nous avons eu l’occasion d’essayer la mouture iOS à quelques jours de sa sortie afin de répondre à cette question.

Cours Mario, Cours

Comme les premières images du jeu le laissaient rapidement — ainsi que son nom –, Super Mario Run (SMR) est un runner-game dans lequel le plus célèbre des protagonistes de jeu vidéo court seul sans s’arrêter en scrolling horizontal. La seule interaction du joueur consiste donc à appuyer sur l’écran au bon moment afin de sauter pour éviter les obstacles et les ennemis… et pourtant, le gameplay s’avère rapidement beaucoup plus riche qu’il n’y paraît.

Tout d’abord, la hauteur du saut dépend du temps de pression sur l’écran, mais toute la subtilité du jeu réside plutôt sur une question de timingWall-jump, double saut vrillé, saut sur un ennemi… les mouvements sont finalement nombreux malgré le principe monotouche très simple et on comprend vite que Nintendo a travaillé pour que son jeu respecte la loi de Bushnell : « easy to learn, hard to master » (facile à appréhender, difficile à maîtriser). La difficulté monte d’ailleurs assez rapidement et on s’aperçoit vite que les deux vies supplémentaires disponibles par niveau ne sont pas superflues.

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Un mythe respecté

Au premier regard, on constate que Nintendo n’a pas vendu son âme pour venir faire de l’argent sur mobiles. La licence est respectée sur de nombreux points et on retrouve une patte technique bien connue. Les graphismes sont soignés, rappelant ceux de New Super Mario Bros., la bande-son suffit à raviver la nostalgie de la première heure dès les premières notes et le level-design garde une certaine complexité digne des opus sur consoles.

En effet, il n’est pas rare d’avoir le choix entre plusieurs passages nécessitant d’apprendre par cœur chaque niveau pour les finir à 100 %. Ils cachent également leur lot de secrets. Laissez vous glisser le long d’un mur dans ce qui semble être un trou mortel pour découvrir une pièce cachée et une plateforme pour remonter sur le chemin.

Enfin, on retrouve avec bonheur les habituels niveaux, comme la maison hantée et ses portes aléatoires ou ses châteaux pleins de lave.

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(C’est un peu) court jeune homme

C’est d’ailleurs là que réside certainement le principal intérêt du jeu. Avec seulement 24 niveaux se terminant en une quarantaine de secondes chacun (90 tout au plus sachant qu’il s’agit de la limite de base du timer), on peut imaginer qu’un bon joueur puisse terminer le mode « Tour des Mondes » (le mode principal) en une petite demi-heure en ligne droite. Il n’aura pourtant qu’effleuré l’essence du jeu qui est bien loin de se limiter à cela.

Tout d’abord, chaque niveau cache 5 pièces roses à collecter. Une fois celles-ci récupérées, une nouvelle variante du level se débloque, contenant cette fois-ci des pièces violettes, plus difficiles à récupérer, puis enfin une troisième alternative avec des pièces noires. Autant dire que terminer les 72 déclinaisons des niveaux devrait prendre un certain temps, même pour les joueurs les plus expérimentés.

Enfin, les plus acharnés pourront également tenter de refaire les niveaux avec d’autres personnages que Mario, puisqu’il est possible d’en débloquer d’autres. On retrouve par exemple les classiques Toad — qui court plus vite — et Luigi — qui saute plus haut.

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Mon royaume pour un champignon !

Il faut voir également que SMR ne se limite pas au mode Tour des Mondes. Pour replacer le jeu dans son contexte, Super Mario Run reprend le poncif du scénario de base des jeux du plombier/jardinier/héros moustachu, à savoir que Bowser est passé par là, a détruit le Royaume Champignon et capturé Peach, qui joue une nouvelle fois le rôle de la dam’selle en détresse. En plus de sauter sur les Goombas et les Koopas pour sauver la princesse en robe rose, il faudra également reconstruire le village des Toad. Et pour cela, vous aurez besoin… de Toad(s).

En jouant dans le mode aventure, vous débloquerez des pièces (qui servent à acheter des éléments à placer dans le village), mais aussi des tickets pour jouer au mode Défis Toad. Ici, le principe reste similaire au jeu de base, mais les niveaux ne prennent fin qu’une fois le compte à rebours arrivé à zéro. Durant les 90 secondes octroyées, le joueur doit alors récupérer un maximum de pièces, mais surtout effectuer un maximum de mouvements qui pourront impressionner les Toad et les pousser à venir reconstruire votre royaume. Autant dire que ça devrait vous occuper un moment…

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L’écosystème Nintendo

Afin de faciliter la vie des joueurs ayant plusieurs terminaux, Nintendo proposer de lier son compte Nintendo Network au jeu afin d’enregistrer sa progression et la retrouver sur tous ses devices. Lorsque le jeu sera disponible partout, on pourra ainsi commencer une partie sur un smartphone Android dans le métro et la continuer en rentrant chez soit sur son iPad.

Cet identifiant permet également de retrouver ses amis en ligne afin de les affronter, mais aussi d’obtenir certains éléments inédits.

 

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Un modèle économique premium

Super Mario Run sera disponible gratuitement au téléchargement. Le joueur aura alors accès à l’éditeur de royaume, aux défis Toad et à trois niveaux de l’aventure, ainsi qu’à 20 secondes dans le quatrième. Un avant-goût frustrant qui poussera le fan absolu des licences de Nintendo à passer à la caisse. Une fois la dime de 9,99 euros payée, il aura en revanche quelques bonus ainsi qu’un accès à la totalité d’un jeu par ailleurs dépourvu d’achats in-apps.

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Notre avis

Super Mario Run n’est pas un runner comme les autres, ni un sale portage d’une licence connue sur mobile afin d’exploiter un filon juteux. Non, bien au contraire, SMR est un véritable jeu pouvant s’inscrire dans la série, au gameplay repensé entièrement pour s’adapter parfaitement à sa nouvelle plateforme. On retrouve rapidement la précision et le soin qui ont fait les lettres de noblesse de la série et on ne doute pas qu’il se montrera facilement addictif.

Reste à élucider le problème du prix. Dix euros semble excessif pour un jeu mobile, d’autant que le contenu n’est pas non plus gargantuesque. Il faudra donc attendre un test complet pour savoir si la qualité du titre dans son ensemble justifie son tarif ou si l’on préfèrera attendre les soldes.

Quoi qu’il en soit, Super Mario Run confirme que Nintendo compte bien apporter son savoir-faire sur Android et iOS et exploiter pleinement ces nouvelles plateformes. Serait-ce là le début d’une nouvelle ère pour le jeu vidéo ? Un renouveau sur écran tactile ? Avec SMR, on se prend à en rêver.

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